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Le chaga

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Histoire et origines

Dans toute l’Asie, le Chaga ou Inonotus obliquus, ne manque pas de surnom : « don de Dieu », « champignon de l’immortalité », « roi des plantes » ou encore « diamant de la forêt ». Comme de nombreux autres champignons médicinaux chinois, le Chaga est vénéré pour ses multiples bienfaits sur la santé et fait partie intégrante de la mycothérapie ou médecine des champignons. L’histoire et les origines du Chaga remontent à plusieurs siècles et ce petit champignon gagne en popularité au fil des années et à travers le monde entier.

L’Inonotus obliquus pousse le plus souvent dans les forêts de Corée mais aussi dans l’Est de l’Europe du Nord, en Russie et au Canada où il survit aisément à des conditions climatiques extrêmes. Le Chaga pousse dans les forêts de bouleaux et a la particularité de ne pas avoir de pied. Ce champignon parasite ressemble à du charbon de bois en raison des quantités importantes de mélanine (macromolécule pigmentaire) qu’il contient. Mais que sait-on exactement des origines du Chaga ?

Son histoire semble commencer en Asie orientale où il était alors utilisé par plusieurs tribus autochtones pour ses propriétés antioxydantes. C’est ensuite dans le nord de la Russie que les Khanty emploient le Chaga pour guérir et prévenir les maladies en général. Depuis des siècles, les secrets du Chaga et ses différentes utilisations sont transmises de génération en génération. Aujourd’hui encore, d’autres communautés l’utilisent toujours en Chine septentrionale et en Corée.

C’est à partir des années 1960 que les propriétés du Chaga sont mises en exergue grâce au développement et aux progrès de la science.

De nombreuses études ont ainsi été menées dans différents pays du monde, notamment sur la relation entre le Chaga et l’accompagnement dans la lutte contre le cancer[1]. Au cours de la dernière décennies, les recherches scientifiques ont permis de démontrer les actions bienfaisantes du Chaga sur l’organisme : longévité, stress, vitalité, anti-inflammatoire… Pourtant, nous sommes encore loin d’avoir découvert tout le potentiel et les vertus du « roi des plantes ».

Propriétés et bienfaits

Si le Chaga a fait l’objet de nombreuses études, c’est avant tout pour ses possibles propriétés anti-cancéreuses.

Aide dans la lutte contre le cancer

En 1958, des chercheurs russes et finlandais ont en effet découvert que le Chaga possédait de puissantes capacités pour combattre le cancer, notamment celui du sein, du foie et de l’utérus. Plus tard, au milieu des années 1990, des chercheurs japonais ont à leur tour démontré l’efficacité des extraits de Chaga dans le ralentissement du développement des cellules cancéreuses et de la croissance tumorale[2].

L’acide bétulinique, les polysaccharides, les antioxydants et plusieurs phytostérols contenus dans le Chaga se révèlent particulièrement efficaces pour protéger le corps contre le cancer mais aussi pour accompagner le patient dans la lutte contre sa maladie.

Le champignon est ainsi capable de réduire les effets secondaires de la chimiothérapie et de détoxifier l’organisme des matières radioactives émises. Ces mêmes substances sont également présentes dans de nombreux autres champignons médicinaux chinois, également reconnus pour leurs propriétés anticancéreuses tels que le reishi, le cordyceps et le shiitake.

Système immunitaire

Le Chaga est aussi largement apprécié dans la médecine traditionnelle chinoise car il renforce le système immunitaire. Grâce aux bêta-B-Glucanes, il stimule la croissance des leucocytes ou globules blancs[3], en charge de repousser les infections. Le Chaga serait même capable de modifier la réponse immunitaire du corps.

Système digestif

Grâce à sa composition, le Chaga est très efficace pour améliorer tout le système digestif de l’organisme. En favorisant la production de bile digestive, il permet une digestion plus rapide et facile des aliments.

De plus, ce champignon médicinal chinois est un puissant anti-inflammatoire qui soulage la douleur causée par les ulcères gastriques, les problèmes d’estomac et inflammations de l’intestin.

Le Chaga agit également sur d’autres organes du corps humain, comme le foie (meilleure élimination des produits métaboliques) ou les reins (efficace dans le maintien des fonctions rénales).

Nutriments

Enfin, le Chaga est depuis longtemps utilisé dans la médecine traditionnelle pour sa teneur exceptionnelle en nutriments qui luttent contre les radicaux libres[4] et favorisent la longévité. L’Inonotus obliquus est en effet l’un des champignons les plus riches en nutriments : bêta-glucanes, enzymes, phénols, vitamines (B1, B2, B3, B5, D, K), minéraux (magnésium, potassium, manganèse, phosphore)… Autant de nutriments essentiels pour la bonne santé des cellules de l’organisme et le maintien d’un métabolisme sain.

Posologie et effets secondaires

Comme toutes les plantes et les autres champignons médicinaux chinois, la prise de Chaga est sujette au respect du dosage et de la durée du traitement.

Aujourd’hui, ce champignon est traditionnellement commercialisé sous forme de gélules ou en poudre, à mélanger dans des préparations ou pour la réalisation d’une décoction puissante et saine. C’est d’ailleurs cette dernière méthode que les tribus utilisaient pour consommer le Chaga : 1 cuillère à café de Chaga en poudre pour un grand verre d’eau (ou de lait végétal). Cette décoction est à prendre 1 fois par jour en action préventive ou 2 à 3 fois par jour pour tonifier le système immunitaire.

Cependant, bien que ce champignon soit très bénéfique pour votre organisme, son usage à des fins médicinales doit être supervisé par un professionnel de la santé.

Sachez toutefois que le Chaga possède très peu d’effets secondaires et est très bien toléré par l’organisme, si ce n’est lorsqu’il rentre en interaction avec certains médicaments. En effet, le Chaga possède quelques effets secondaires ainsi que des interactions médicamenteuses qu’il convient d’éviter. Ce champignon pouvant interagir avec le taux d’insuline, il est déconseillé aux personnes souffrant d’hypoglycémie ou de diabète de type 1. De plus, ne consommez pas de Chaga si vous prenez des anticoagulants (de type warfarine et aspirine) car il peut augmenter la durée de saignement.

D’une manière générale, veillez toujours à respecter les dosages et la durée du traitement conseillé par votre médecin traitant.

[1]. Source : http://www.begellhouse.com/journals/708ae68d64b17c52,3ff76b291e5f4359,4000bb317b94495e.html

[2]. Source : Kahlos K, Kangas L, Hiltunen R. Antitumor activity of some compounds and fractions from an n-hexane extract of Inonotus obliquus in vitro Acta Pharm Fennica 1987; 96: 33–40

[3]. Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/3111032

[4]. Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24380885

2 réflexions au sujet de « Le chaga »

  1. Bonjour,
    Je suis d’accord avec vous, concernant de prendre son propre corps en main.
    Je connais certains champignons, shitake, reishi, maitake,
    j’avais plutôt mangé les champignons shiitake.
    Depuis 2 ans j’ai un petit problème dans mes hanches,
    les diagnostics varié entre chaque médecin, c’est rien grave, mais j’ai des douleurs très irrégulières et varieés.
    Pour une inflammation dans les hanches, donc une tendinité (l’acidité de muscle), mon bilan prise de sang et mon alimentation est plutôt bien, selon vous, quelle champignon sera le plus adapté a boire, car je suis contre les médicaments et le cortisone pour lutter contre les douleurs…

    Merci pour votre message, et bravo pour votre site.

    Très belle journée,
    Chrisma L

    1. Bonjour,
      Merci beaucoup pour vos encouragements.
      Généralement c’est le Chaga qui est utilisé comme anti inflammatoire et/ou anti douleur. Faites confiance tout de même à votre médecin, ou dirigez-vous vers un naturopathe. En dehors des champignons médicinaux, peut-être que le curcuma uniquement sous une forme biodisponible (Phospholipides) pourrait être intéressant aussi comme celui de nutriting.

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