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L’armillaire de miel

Armillaria mellea

Présentation

La couleur miel de ce champignon à spores blanches a inspiré son nom commun. L’armillaire vient du nom de l’armille qui est le petit anneau blanc entourant le pied. Son scientifique est l’Armillaria mellea, il est connu aussi sous son nom japonais, le Naratake.

Le champignon de miel se développe sur le bois mort mais aussi tel un parasite sur des plantes ou arbres malades, blessés ou faibles. Il est capable d’attaquer et de tuer de nombreux types d’arbres, en particulier les chênes. Des centaines de chapeaux peuvent éclater en touffes dans le tronc et les racines d’un seul arbre.

mycélium de l’armillaire de miel

Les mycéliums de cet organisme se présentent en un réseau de filaments ressemblant à des racines noires et brillantes, appelés rhizomorphes, signifiant « forme racinaire ». Ces brins s’étendent le long de troncs d’arbres, sous des rochers, et suivent des racines souterraines à la recherche de nouvelles sources de nourriture. Par exemple, ils pourront consommer toutes les plantes de la famille du chou qu’ils peuvent atteindre.

Les grumes dans les environnements forestiers humides peuvent briller les nuits très obscures par une émanation verdâtre appelée « feu de renard ». Ce phénomène est causé par une substance chimique produite par le mycélium du champignon.

Certaines orchidées dépendent de ce champignon pour entretenir leurs graines jusqu’à ce qu’elles jaillissent du sol pour commencer la photosynthèse de leurs propres sucres. Les plantules d’orchidées doivent pousser sous terre pendant plusieurs années, période pendant laquelle ce champignon leur fournit les nutriments de base nécessaires à leur survie. Cependant les jardiniers redoutent ce parasite envahissant, qui peut attaquer une grande variété de plantes.

Ceux qui ramassent le champignon couleur miel pour se nourrir préfèrent les boutons solides, jeunes et non ouverts. Une fois cuit, il est ferme et granulaire. Pour certains, sa saveur est modérément douce, mais sa comestibilité est gâchée par un arrière-goût légèrement amer et une surface légèrement gélatineuse.

Bienfaits et propriétés

La première découverte au sujet de ce champignon est qu’il possédait certains actifs communs avec une plante célèbre utilisée dans la médecine traditionnelle chinoise : la Gastrodia elata, une orchidée dont le tubercule est consommé pour traiter les migraines ou les convulsions.

Un composé actif dans l’armillaire de miel a été découvert dès 1990 par des chercheurs japonais (Obuchi, Watanabe, Kondoh,…) : l’acide armillarique, considéré comme un nouvel antibiotique avec la capacité à inhiber l’activité de bactéries comme le staphylocoque ou le streptocoque.

Les polysaccharides nombreux du champignon permettent de lutter contre les convulsions de l’épilepsie, les sensations de vertiges souvent causées par l’hypertension. C’est une équipe chinoise qui a découvert cette propriété en 2006.

Uniquement sur les souris pour l’instant Kong et Wang ont prouvé en 2007 une augmentation des défenses immunitaires lors de la consommation de l’armillaire de miel.

Enfin, c’est son action sur la composition du sang qui intéresse les chercheurs. Dès 1983 le docteur Zhang est parvenu à faire baisser le niveau de lipides dans le sang chez ses patients grâce à des doses d’Armillaria mellea. En 2002 c’est le taux de glucose que le champignon est parvenu à faire baisser dans le sang de souris diabétique (en Chine auteurs Yu et Shen).

Posologie et effets indésirables

Des incidents occasionnels de troubles gastriques ont été rapportés avec ce champignon, il faut donc faire preuve de prudence lors de sa première consommation. Il y a eu quelques cas d’intoxications même après une cuisson prolongée.

Des cas d’allergie également sont parfois constatées notamment avec un contact entre la peau et les spores du champignon.

Concernant la posologie sous forme de complément alimentaire il est généralement conseillé de prendre quelques centaines de milligrammes au départ, puis d’augmenter les doses petit à petit pour arriver environ à 1g de poudre par jour ou 600mg d’extrait. Il faut le consommer sur plusieurs mois pour en ressentir les bienfaits recherchés.

Nous vous suggérons de contacter un médecin ou mycothérapeute capable de vous conseiller et vous suivre durant la prise de champignons médicinaux.

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