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L’Armillaire de miel

Armillaria mellea

Présentation

La couleur miel de ce champignon à spores blanches a inspiré son nom commun. L’armillaire vient du nom de l’armille qui est le petit anneau blanc entourant le pied. Son scientifique est l’Armillaria mellea, il est connu aussi sous son nom japonais, le Naratake.

Le champignon de miel se développe sur le bois mort mais aussi tel un parasite sur des plantes ou arbres malades, blessés ou faibles. Il est capable d’attaquer et de tuer de nombreux types d’arbres, en particulier les chênes. Des centaines de chapeaux peuvent éclater en touffes dans le tronc et les racines d’un seul arbre.

mycélium de l’armillaire de miel

Les mycéliums de cet organisme se présentent en un réseau de filaments ressemblant à des racines noires et brillantes, appelés rhizomorphes, signifiant « forme racinaire ». Ces brins s’étendent le long de troncs d’arbres, sous des rochers, et suivent des racines souterraines à la recherche de nouvelles sources de nourriture. Par exemple, ils pourront consommer toutes les plantes de la famille du chou qu’ils peuvent atteindre.

Les grumes dans les environnements forestiers humides peuvent briller les nuits très obscures par une émanation verdâtre appelée « feu de renard ». Ce phénomène est causé par une substance chimique produite par le mycélium du champignon.

Certaines orchidées dépendent de ce champignon pour entretenir leurs graines jusqu’à ce qu’elles jaillissent du sol pour commencer la photosynthèse de leurs propres sucres. Les plantules d’orchidées doivent pousser sous terre pendant plusieurs années, période pendant laquelle ce champignon leur fournit les nutriments de base nécessaires à leur survie. Cependant les jardiniers redoutent ce parasite envahissant, qui peut attaquer une grande variété de plantes.

Ceux qui ramassent le champignon couleur miel pour se nourrir préfèrent les boutons solides, jeunes et non ouverts. Une fois cuit, il est ferme et granulaire. Pour certains, sa saveur est modérément douce, mais sa comestibilité est gâchée par un arrière-goût légèrement amer et une surface légèrement gélatineuse.

Bienfaits et propriétés

La première découverte au sujet de ce champignon est qu’il possédait certains actifs communs avec une plante célèbre utilisée dans la médecine traditionnelle chinoise : la Gastrodia elata, une orchidée dont le tubercule est consommé pour traiter les migraines ou les convulsions.

Un composé actif dans l’armillaire de miel a été découvert dès 1990 par des chercheurs japonais (Obuchi, Watanabe, Kondoh,…) : l’acide armillarique, considéré comme un nouvel antibiotique avec la capacité à inhiber l’activité de bactéries comme le staphylocoque ou le streptocoque.

Les polysaccharides nombreux du champignon permettent de lutter contre les convulsions de l’épilepsie, les sensations de vertiges souvent causées par l’hypertension. C’est une équipe chinoise qui a découvert cette propriété en 2006.

Uniquement sur les souris pour l’instant Kong et Wang ont prouvé en 2007 une augmentation des défenses immunitaires lors de la consommation de l’armillaire de miel.

Enfin, c’est son action sur la composition du sang qui intéresse les chercheurs. Dès 1983 le docteur Zhang est parvenu à faire baisser le niveau de lipides dans le sang chez ses patients grâce à des doses d’Armillaria mellea. En 2002 c’est le taux de glucose que le champignon est parvenu à faire baisser dans le sang de souris diabétique (en Chine auteurs Yu et Shen).

Posologie et effets indésirables

Des incidents occasionnels de troubles gastriques ont été rapportés avec ce champignon, il faut donc faire preuve de prudence lors de sa première consommation. Il y a eu quelques cas d’intoxications même après une cuisson prolongée.

Des cas d’allergie également sont parfois constatées notamment avec un contact entre la peau et les spores du champignon.

Concernant la posologie sous forme de complément alimentaire il est généralement conseillé de prendre quelques centaines de milligrammes au départ, puis d’augmenter les doses petit à petit pour arriver environ à 1g de poudre par jour ou 600mg d’extrait. Il faut le consommer sur plusieurs mois pour en ressentir les bienfaits recherchés.

Nous vous suggérons de contacter un médecin ou mycothérapeute capable de vous conseiller et vous suivre durant la prise de champignons médicinaux.

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L’Agaricus Bisporus

champignon commun

Histoire et noms

Le champignon commun est en fait un champignon particulier et non un terme générique. Son nom scientifique est l’Agaricus Bisporus .

champignons de paris

Le nom  de « commun » lui a été attribué car il s’agit du champignon le plus connu et consommé à travers le monde. Plus de 70 pays le cultivent à grande échelle. À maturité, le champignon est baptisé Portobello. Outre le champignon commun, ses autres noms sont champignon de table, Champignon boutonné, Champignon blanc, Champignon de Paris, Champignon Crimini, Champignon brun…

Cette longue liste de noms n’est finalement pas surprenante du fait de l’étendue géographique incroyable de culture de l’Agaricus Bisporus, à chaque pays son nom !

La première champignonnière a été créée en 1670 au château de Versailles par le jardinier officiel du roi Louis XIV ! Depuis 2007 l’Europe a interdit le nom de champignon de Paris puisqu’il n’est plus du tout cultivé à Paris.

70% des champignons communs viennent dorénavant de Chine qui comptent 10 millions de cultivateurs. La France est le 3ème producteur européen derrière la Pologne et le Pays-Bas.

Description

Il est originaire des prairies d’Amérique du Nord et d’Europe. Lorsqu’il se développe dans un habitat naturel, le champignon semble brun grisâtre. Jeune, son chapeau est hémisphérique. Il s’aplatit au fur et à mesure qu’il grandit.

Un soin tout particulier doit être pris lors de la cueillette des champignons, en particulier dans la nature. Le champignon commun ne doit pas être confondu avec le très dangereux et toxique Ange Destructeur. Les principales caractéristiques distinctives entre les deux sont la couleur des branchies et la base du champignon. Alors que les branchies du champignon tueur sont d’une blancheur suspecte, celles de l’Agaricus Bisporus sont roses ou brunes. Également à la base du champignon, le champignon toxique a une coupe ou une volve, alors que le champignon commun n’en a pas.

Bienfaits pour la santé

bienfaits

Composition

L’Agaricus Bisporus contient des quantités importantes de vitamine D, réputées excellentes pour la santé. La consommation du champignon cru est déconseillée en raison de la présence de dérivés d’hydrazine cancérogènes, bien qu’en très petites quantités. La cuisson réduit considérablement ces dérivés malsains, il est donc bien sûr sans risque d’en consommer cuits.

Ce champignon contient aussi du potassium et du sodium. Le corps a besoin de potassium lors de l’assimilation des glucides et des protéines pour développer ses muscles. Cela joue également un rôle important dans le fonctionnement du cœur. Il régule également la base acide et contribue à la santé globale du corps.

Pour perdre du poids


Une des méthodes de traitement de l’obésité consiste à inclure certaines substances à l’activité anti-lipase (réduisant les enzymes de digestion des graisses) dans le régime alimentaire, réduisant ainsi l’absorption des composants lipidiques des aliments. Certains compléments alimentaires existants contenant des composants végétaux peuvent inhiber l’action de la lipase. Les champignons fournissent ces substances.

Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5848205/

Anti-inflammatoire

Une étude portant sur 37 adultes a conclu que les champignons blancs contenaient une variété de composés potentiellement bénéfiques pour la santé anti-inflammatoires et antioxydants, qui peuvent survenir avec une consommation fréquente au fil du temps chez les adultes prédisposés au diabète de type 2.

Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27193019

Ce serait dans le chapeau du champignon que la concentration en antioxydants serait la plus importante.

Glycémie et cholestérol

Une étude chez le rat a montré une diminution des concentrations de cholestérol total, de LDL, de cholestérol et de triglycérides et était accompagnée d’une augmentation significative des concentrations plasmatiques de lipoprotéines de haute densité (HDL). Il a été conclu que le champignon commun avait une activité hypoglycémique et hypolipidémique chez le rat, abaissant à la fois la glycémie et le cholestérol.

Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20116660

Cancer

En 2009, une étude clinique a été menée sur l’alimentation de 2018 femmes, dont la moitié avait reçu un diagnostic de cancer du sein. Il a été constaté une diminution statistiquement significative de l’incidence de la maladie chez les femmes dont le régime alimentaire comprenait plus de 10 grammes de champignons frais par jour (ou l’équivalent en poudre). Les femmes de l’étude qui consommaient quotidiennement des champignons frais risquaient moins de développer un cancer du sein, tandis que celles associant une alimentation à base de champignons à une consommation régulière de thé vert avaient réduit leur risque de cancer du sein de près de 90%.

Dans une étude cas-témoin similaire menée auprès de 362 femmes coréennes, ils ont découvert une autre association forte entre la consommation de champignons et la diminution du risque de cancer du sein.

Effets ophtalmologiques

Ce champignon dispose de vertus intéressantes pour la rétine grâce aux lectines qu’il contient. Ceux-ci permettent de libérer un agent antinéoplasique. A l’université de Liverpool des chercheurs ont mis en évidence les effets de ce champignon sur le pigment de la rétine, ralentissant la rétinopathie, cause majeure de cécité. Il peut être également utile en cas de chirurgie liée au glaucome.

Vidéo de culture du champignon commun

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L’Hericium Erinaceus

Histoire et origines

L’Hericium Erinaceus est un champignon comestible et médicinal qui pousse en petits groupes en été et en automne, sur des arbres morts ou en mauvaise santé (essentiellement des feuillus comme le hêtre américain ou hêtre à grandes feuilles, l’érable ou le noyer). Le corps du champignon ressemble à s’y méprendre à la crinière d’un lion, ce qui lui a valu son surnom de « Lion’s mane ».

Aujourd’hui encore, l’Hericium Erinaceus a gardé une grande place dans la médecine traditionnelle chinoise, à côté d’autres champignons tels que le Reishi, le Cordyceps, le Chaga ou encore le Maitaké. Comme eux, l’Hericium est cultivé et respecté dans toute l’Asie pour ses nombreuses vertus.

Ce petit champignon d’environ 12 cm de haut est utilisé en Chine depuis la dynastie des Ming, qui a régné sur le pays de 1368 à 1644. L’Hericium était alors servi à l’empereur sous forme de plats délicieux, au goût proche du homard.

Au fil des siècles, ce champignon est devenu l’un des plus réputés pour renforcer les capacités physiques, mentales et sexuelles. Ce n’est que beaucoup plus tard, vers les années 1950, que les bienfaits de l’Hericium ont été découverts en Occident. Rita Levi Montalcini, neurologue et lauréate du prix Nobel de physiologie ou médecine pour ses recherches sur le sujet, constate alors que l’Hericium est particulièrement efficace sur l’estomac, le système nerveux, les neurones et le cerveau.

Depuis, l’Hericium n’a cessé de se développer en Europe, non seulement en raison de ses atouts culinaires mais aussi de ses vertus thérapeutiques. Ce champignon, rare à l’état sauvage, est aujourd’hui cultivé dans de nombreux pays du monde, du Japon jusqu’en Amérique du Nord. Sa composition, principalement riche en minéraux, fait de ce champignon un allié idéal pour lutter contre les troubles des fonctions cognitives (mémoire, concentration…) et favoriser la récupération neurologique.

Propriétés et bienfaits

L’Hericium Erinaceus doit ses nombreuses vertus aux actifs qui le composent : minéraux, acides aminés, vitamines ou encore polysaccharides confèrent à ce champignon médicinal chinois des propriétés extraordinaires. Avant de s’intéresser davantage à ces dernières, il convient d’abord d’analyser sa composition très complète.

L’Hericium Ericaneus contient des erinacines, des substances naturelles propres à l’Hericium et qui ont déjà fait l’objet de nombreuses recherches pharmacologiques. En effet, elles seraient en grande partie responsables de l’effet stimulant et des actions bienfaisantes de ce champignon sur le système nerveux et la maladie d’Alzheimer.

L’action des erinacines est complétée par d’autres substances contenues dans l’Hericium Ericaneus telles que des bêta-glucanes (qui soutiennent le système immunitaire, abaissent le taux de cholestérol sanguin, le risque de maladies cardio-vasculaires et la glycémie) et du xylane.

L’Hericium Ericaneus contient pas moins de 32 différentes substances bioactives ! Tous ces composants participent à la prolongation de la vie des neurones et à l’amélioration des troubles liés aux maladies dégénératives du système nerveux.

En effet, l’Hericium Ericaneus favorise la reconstitution des fibres nerveuses, stimule le facteur de croissance des nerfs (NGF en anglais : Nerve Growth Factor) et renforce la myéline dont le rôle est d’isoler et de protéger ces mêmes fibres nerveuses.
Il prolonge alors la vie des neurones par leur régénérescence et améliore les facultés cognitives concernant la mémoire et la verbalisation. L’Hericium Ericaneus s’avère donc un champignon très précieux dans le cadre de maladies neurologiques telles que la maladie de Parkinson ou la maladie d’Alzheimer.

L’Hericium Ericaneus contient également un bon nombre de minéraux essentiels pour l’organisme tels que le germanium, le sélénium ou le zinc. Des acides aminés et différentes vitamines, comme l’ergostérol qui se transforme en vitamine D2, viennent compléter la composition déjà très riche de ce champignon médicinal chinois.

L’Hericium joue également un rôle de protection du tube digestif et régénère la muqueuse intestinale. Il est donc un allié de taille pour traiter les maladies de l’estomac (ulcère gastroduodénal, gastrite chronique…), favoriser la digestion ou encore stimuler le système immunitaire pour débarrasser l’estomac de la présence de certaines bactéries comme l’Helicobacter pylori qui infecte la muqueuse gastrique.

Enfin, l’Hericium Ericaneus est reconnu pour son action bienfaisante sur le stress, la fatigue et les tensions nerveuses. Il est en effet couramment préconisé en médecine traditionnelle chinoise pour lutter contre la fatigue mentale ou physique, l’anxiété et la dépression.

D’une manière générale, l’Hericium est un véritable atout pour renforcer la santé de tout l’organisme, jusqu’au cerveau.

Posologie et effets secondaires

L’Hericium Ericaneus se trouve facilement dans les boutiques d’alimentation asiatiques, sous forme de poudre, où il peut provenir de culture artisanale ou industrielle. Mais l’Hericium se prend le plus souvent sous forme de gélules, de préférence le matin au cours d’un repas, à raison de 400 à 500 mg par jour afin d’en obtenir un maximum d’effets. Mais d’autres dosages peuvent être recommandés, en fonction du produit du fabricant et de vos besoins.

Avant toute prise d’Hericium, veillez à demander l’avis de votre médecin qui vous conseillera alors sur la bonne posologie. Si certains effets secondaires se font sentir, stoppez toute consommation d’Hericium et demandez conseil à votre médecin. Il faudra alors certainement diminuer la posologie puis l’augmenter progressivement jusqu’à atteindre le bon dosage pour votre organisme.

En raison de l’action de l’Hericium Ericaneus sur la sécrétion de NGF (facteur de croissance nerveuse), sa consommation peut entraîner de légères démangeaisons, bénignes et sans conséquence. D’autres signes d’effets secondaires plus importants, mais plus rares, sont toutefois possibles comme une allergie ou des démangeaisons plus importantes. Ces effets secondaires apparaissent le plus souvent en cas de sur-dosage ou de contre-indication.

La consommation d’Hericium Ericaneus en tant que complément alimentaire est déconseillée chez les femmes enceintes, allaitantes et les enfants par mesure de précaution, bien qu’aucun effet secondaire n’ait été détecté. Prenez également le temps de consulter votre médecin si vous êtes sous traitement médicamenteux avant de consommer de l’Hericium Ericaneus.

Où s’en procurer ?

Le plus important dans le choix du complément alimentaire à base de champignons médicinaux est la fiabilité du vendeur et son histoire.

Fungi Natura a été le premier à proposer les champignons médicinaux en France, ils maitrisent la chaine d’approvisionnement, de fabrication et de conditionnement depuis 2011, c’est pourquoi nous conseillons ce vendeur :


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L’Auricularia judae

Auricalaria Judae

Histoire et origines

Parmi les champignons médicinaux chinois, certains sont moins connus que d’autres. Mais ils n’en sont pas moins efficaces pour autant ! L’Auricularia judae en est un de bon exemple.

Si le Cordyceps, le Reishi, le Chaga, le Maitaké ou encore le Shiitaké figurent parmi les plus célèbres champignons chinois, l’Auricularia est encore trop peu connus en Occident.

L’Auricularia auricula-judae, signifiant « oreille de Judas » ou « oreille du diable », est un champignon facilement reconnaissable à sa forme rappelant celle d’une oreille. Il pousse essentiellement sur les parties mortes des sureaux noirs, des érables et divers autres feuillus, du moment que l’endroit y est chaud et humide. L’histoire et les origines de l’Auricularia judae sont assez floues…

Nous savons seulement aujourd’hui que ce champignon comestible est très apprécié dans la gastronomie chinoise depuis le VIème siècle, où il est utilisé séché en cuisine pour la réalisation de sauces ou de bouillons.

L’Auricularia judae fait également partie de la pharmacopée chinoise pour soigner divers maux dont les thromboses (obturations d’un vaisseau sanguin) et les problèmes de circulation sanguine.

Propriétés et bienfaits

L’Auricularia judae joue un rôle très intéressant dans la diminution du taux de sucre sanguin grâce à son action hypoglycémiante et anticoagulante.

Sa composition, comprenant du glucane et des polysaccharides, semble en effet purifier le sang en réduisant le taux de cholestérol et d’hypertension artérielle. D’une manière générale, l’Auricularia judae agit sur tout l’organisme grâce à sa composition riche et variée : provitamine D, vitamines B3 et B2, calcium, phosphore, potassium, sélénium et fer.

Ce champignon participe également au renforcement et à la stimulation du système immunitaire.

Cette composition exceptionnelle fait de l’Auricularia judae un allié très intéressant pour mieux résister à l’hiver. La médecine populaire chinoise le préconise souvent sous forme de gargarisme pour soigner les maux de gorge et les angines (mélangé à du lait ou infusé).

Posologie et effets secondaires

L’Auricularia judae est un champignon médicinal chinois qui a l’avantage de ne pas présenter pas de toxicité particulière. Une étude dans les années 1980 a toutefois mis en évidence l’apparition du « syndrome de Szechwan » qui se caractérise par une anomalie de la coagulation sanguine due à une atteinte plaquettaire.

Cet effet secondaire a toutefois fait suite à une consommation d’Auricularia judae en trop grande quantité et à divers facteurs externes. En effet, en cas de surdosage ou de consommation trop longue, l’Auricularia judae peut présenter certains effets secondaires dont des maux d’estomac.

Son action anticoagulante nécessite de prendre des précautions, notamment si vous prenez des médicaments anti-agrégants ou anti-coagulants.

La posologie recommandée pour la consommation d’Auricularia judae est de 2 gélules/jour (dosées à 500mg de poudre d’Auricularia par gélule), aux repas avec un grand verre d’eau.

Où le trouver ?

Il n’existe à ma connaissance qu’un seul vendeur qui le propose, heureusement celui-ci est de qualité et c’est un spécialiste :

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Le Coprinus comatus

coprinus comatus

Histoire et origines

Le Coprinus comatus ou « coprin chevelu », quant à lui, préfère les prairies, les clairières et même les jardins, du moment que le sol est riche en azote. Bien qu’il soit un très bon champignon comestible, c’est avant tout pour ses bienfaits que le Coprinus est reconnu en médecine traditionnelle chinoise et aujourd’hui en Occident.

Son action semble notamment efficace dans la lutte contre le diabète de type I et de type II. L’Auricularia judae et le Coprinus comatus sont des champignons encore bien trop méconnus au regard de leurs nombreuses propriétés.

Propriétés et bienfaits

Le Coprinus comatus ne manque pas, lui non plus, de propriétés sur la santé.

En plus de favoriser la digestion et de lutter contre la constipation et les hémorroïdes selon la médecine traditionnelle chinoise, le Coprinus est aujourd’hui largement reconnu pour son efficacité contre le diabète de type I et de type II.

Son action hypoglycémiante permet en effet d’augmenter la production d’insuline et donc de diminuer le taux de glucose dans le sang des personnes diabétiques. Cette propriété exceptionnelle est dû à la présence de vanadium dans la composition du Coprinus.

Le vanadium est un oligo-élément présent naturellement mais en infime quantité dans le corps humain. En favorisant la production d’insuline et en normalisation le niveau de sucre dans le sang, le Coprinus est un allié très intéressant dans le traitement du diabète, d’autant plus qu’il ne présente pas d’effet indésirable sur le corps si sa consommation est correctement dosée.

Parallèlement à cela, le Coprinus est un aliment de choix pour retrouver ou garder la ligne en raison de son apport calorique très faible (205 calories seulement pour 100 g). Là encore, il permet d’accompagner les personnes diabétiques dans leur perte de poids.

Posologie et effets secondaires

Le Coprinus comatus, quant à lui, ne présente que très peu d’effets secondaires. Il peut, dans de rares cas, causer des troubles digestifs. Stoppez alors votre consommation et demandez l’avis de votre médecin.

Dosé à 30 % de polysaccharides pour l’extrait, le Coprinus comatus peut être pris à raison de 3 gélules par jour, au moment des repas avec un grand verre d’eau, pour une personne adulte.

D’une manière générale, la consommation du Coprinus Comatus n’est pas recommandée chez les femmes enceintes, allaitantes, qui ont des vœux de fertilité ou chez les jeunes enfants.

Au tout début de la consommation de ce champignon médicinal, il est préférable  d’être suivie par votre médecin traitant afin d’adapter la posologie et la durée de la prise en fonction de vos besoins.

C’est le meilleur moyen pour profiter pleinement de tous les bienfaits  du Coprinus comatus sur l’organisme.

Où s’en procurer ?

Le coprinus est plutôt rare, introuvable en frais, vous pouvez toujours l’acheter en ligne sous forme de complément alimentaire ou séché en poudre sur le site historique pour l’achat de champignons médicinaux :

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Le Coriolus versicolor

photo coriolus versicolor

Histoire et origines

Le Coriolus versicolor figure parmi les champignons médicinaux chinois les moins connus contrairement au reishi ou Cordyceps.

Et pourtant, sa composition exceptionnelle font de lui un véritable allié pour le bien-être et le bon fonctionnement de l’organisme. C’est avant tout pour ses propriétés anti-cancéreuses que le Coriolus versicolor mérite notre attention.

Avant de s’y intéresser davantage, il convient de revenir à l’histoire et aux origines de ce champignon.

Plus connu sous le nom de « kawarataké » au Japon ou de « yun-zhi » en Chine, le Coriolus versicolor est un champignon qui pousse dans le monde entier, y compris dans les forêts européennes.

Il apprécie généralement les arbres feuillus (hêtres, bouleaux…) morts ou en mauvaise santé.

Le Coriolus versicolor s’est fait connaître à partir des années 1970, un chercheur japonais a en effet pu prouver l’efficacité de ce champignon chinois, jusqu’alors très peu connu, dans la lutte contre le cancer.

Son étude sur un patient atteint d’un cancer de l’estomac lui a permis, par la suite, de mettre au point le PSK, du nom des polysaccharides contenus dans le champignon.

Dans les hôpitaux chinois, japonais et américains, ce « médicament » a notamment pu accompagner des patients tout au long de leur chimiothérapie et radiothérapie contre les cancers digestifs. Aujourd’hui, pour faire face à la demande grandissante, le Coriolus versicolor fait l’objet d’une culture à grande échelle dans plusieurs pays.

Propriétés et bienfaits

Le Coriolus versicolor, comme d’autres champignons médicinaux chinois, est remarquable par sa composition. Sa teneur en polysaccharides PSK et PSP, issus de sucres complexes, est en grande partie responsable de ses nombreuses vertus sur la santé.

Propres au Coriolus versicolor, ces derniers agissent sur le système immunitaire et présentent une activité antitumorale, particulièrement efficace dans le traitement du cancer de l’estomac et du cancer colorectal. Une étude a pu mettre en évidence que le Coriolus versicolor est capable de bloquer l’angiogénèse afin de combattre la croissance tumorale en empêchant la formation de nouveaux vaisseaux sanguins.

Parallèlement à cela, il renforce et améliore les fonctions du système immunitaire pour que l’organisme puisse lutter efficacement contre les virus et cellules tumorales.

Grâce à son action bienfaisante sur l’immunité, le Coriolus versicolor est aussi un champignon médicinal chinois très intéressant pour soutenir l’organisme à chaque situation de vie où il est affaibli (stress, infections…).

Posologie et effets secondaires

Depuis la nouvelle réglementation européenne sur les plantes utilisées en tant que compléments alimentaires, le Coriolus versicolor et le Phellinus linteus figurent parmi les champignons médicinaux chinois interdits de libre commercialisation en Europe.

Leurs extraits ne sont donc pas en vente en Europe mais on peut les retrouver sous forme de compléments alimentaires en association avec d’autres champignons médicinaux. Le Coriolus versicolor et le Phellinus linteus peuvent aussi se trouver assez facilement dans la nature.

La posologie recommandée pour la consommation est de 2 à 5 g par jour de poudre de champignon soit 10 à 30 g de champignon frais. Il peut toutefois provoquer certains effets secondaires en cas de posologie trop importante ou d’une durée de prise trop longue : urticaires, troubles digestifs, migraines… Dans ce cas, il est conseillé de stopper le traitement et de demander l’avis de votre médecin.

De même, évitez la prise de Coriolus versicolor et de Phellinus linteus si vous êtes atteint d’une maladie auto-immune, en attente de greffe ou si vous avez subi une greffe d’organe. Si vous êtes dans un de ces cas, assurez-vous de consulter votre médecin avant de prendre du Coriolus versicolor ou du Phellinus linteus.

Enfin, bien qu’il n’y ai pas d’effet secondaire connu avec l’une de ces situations, la consommation de Coriolus versicolor et de Phellinus linteus n’est pas recommandée chez les femmes enceintes, allaitantes ou chez les jeunes enfants.

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L’Agaricus blazei

Agaricus blazei frais

Histoire et origine

Si l’Agaricus blazei a été découvert en Occident qu’en 1945, ce champignon médicinal est depuis des siècles utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise.

Également appelé « champignon du soleil », « champignon de Dieu » ou « agaric du Brésil », ce champignon a été découvert pour la première fois dans la région brésilienne de Piedade, par des chercheurs américains, dans les années 1960. Les habitants de la région semblaient en effet en très bonne santé, vivaient plus longtemps et enregistraient un nombre moins important de cancers et de maladies gériatriques que dans d’autres parties du Brésil. L’Agaricus blazei était alors souvent associé aux propriétés du Matsutaké, un  champignon médicinal japonais.

Description et culture

L’Agaricus blazei est un champignon au pied blanc et chapeau marron, pouvant atteindre 11 cm de diamètre. Rare à l’état sauvage, il se plaît particulièrement en forêt tropicale humide, où il est largement cultivé au Brésil depuis 1988. Encore inconnu en Europe et assez rare en Amérique du Nord, l’Agaricus devient de plus en plus populaire grâce aux recherches des pharmacologues japonais qui  étudient les  propriétés  médicinales  de  ce  champignon. Il fait aujourd’hui l’objet d’une culture à grande échelle en Asie et aux États-Unis, depuis l’augmentation de la demande en Occident.

Voici une vidéo courte d’une culture d’Agaricus Blazei au Brésil :

Gastronomie

Si l’Agaricus blazei est largement apprécié pour ses propriétés médicinales, il est aussi reconnu dans le monde de la gastronomie. Grâce à son goût fin et délicat, il offre des arômes d’amandes et de noisettes à la cuisson qui ravivent de nombreux cuisiniers professionnels du monde entier. Mais, avant d’être connu pour ses propriétés gustatives, l’Agaricus blazei est intéressant pour ses multiples bienfaits sur la santé. C’est en effet un champignon médicinal chinois plein de surprises, qui n’a pas fini de nous révéler tous ses secrets…

Propriétés et bienfaits de l’Agaricus blazei

Ce champignon contient de très nombreuses substances actives, intéressantes dans diverses situations. Un article complet y est d’ailleurs dédié sur le site scientifique le plus réputé ncbi (en anglais) : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3168293/

Les bêta-glucanes, boost du système immunitaire

Ce champignon se distingue avant tout par la quantité et la qualité de ses polysaccharides, en particulier les bêta-glucanes. Ces dernières agissent efficacement sur le système immunitaire et sont responsables des vertus que l’on prête à l’Agaricus blazei.

Les bêta-glucanes permettent en effet de favoriser l’activité immunomodulatrice et d’améliorer la capacité de réponse du système immunitaire. Raison pour laquelle l’Agaricus blazei a déjà montré des résultats positifs chez les malades dans la lutte contre le cancer.

Les bêta-glucanes agissent également contre les bactéries, les virus dont le redouté Candida ou candidose, pouvant provoquer des infections superficielles sur les muqueuses et la peau et des infections viscérales. L’Agaricus blazei s’avère donc un puissant immunostimulant au champ d’action très large qui permet de lutter aussi bien contre les infections virales, que bactériennes et fongiques.

Il peut être utilisé d’une manière efficace pour prévenir et traiter les maladies saisonnières. C’est ainsi un précieux allié en hiver pour combattre la grippe, le rhume, la bronchite, la pharyngite bactérienne, la sinusite, l’otite…

Les terpènes aux propriétés anti-inflammatoires

Parmi la composition riche de l’Agaricus blazei, on retrouve également des terpènes, aux propriétés anti-inflammatoires, anti-bactériennes et anti-virales. C’est pourquoi ses effets thérapeutiques s’étendent même jusqu’au traitement de certaines maladies cutanées, comme la dermatite, l’eczéma et l’acné.

Mais son action sur l’organisme ne s’arrête pas là… Saviez-vous que l’Agaricus blazei était aussi utilisé pour soulager les allergies ? La consommation de ce champignon permettrait en effet d’atténuer les symptômes de diverses allergies (pollens, acariens, poussière, poils d’animaux…) ou encore d’en prévenir la survenue. Une cure préventive d’Agaricus peut donc être très efficace avant la saison d’allergie.

La matière sèche de l’Agaricus blazei est essentiellement composée de protéines (38%), de glucides (40 %) et de substances minérales (dont du potassium, du phosphore et du magnésium). De plus, il présente des  quantités  importantes  de vitamine B, de vitamine D ainsi que d’oligo-éléments (fer, manganèse, zinc et cuivre). Autant de substances actives qui agissent ensemble pour aider notre organisme au quotidien et favoriser l’élimination de toxines et polluants.

En accélérant le travail des monocytes ou globules blancs, l’Agaricus blazei encourage notre corps à se débarrasser des toxines qui s’accumulent dans l’organisme. Une propriété très intéressante dans le cadre de maladies du foie, comme les hépatites ou inflammations du foie, puisque l’Agaricus renforce les fonctions de cet organe.

S’il est consommé aux dosages et à la posologie recommandés, l’Agaricus blazei peut devenir un soutien précieux pour la bonne santé générale de votre corps.

Conclusion des propriétés de l’Agaricus

On constate que ce champignon médicinal a des effets bénéfiques sur un large spectre de maladies, notamment le cancer, les infections, les allergies et l’asthme et les troubles inflammatoires.

Ceci s’explique par son pouvoir à stimuler l’immunité innée, dites « à large spectre ». Lorsque l’immunité adaptative est améliorée, la réponse Th1 antitumorale et anti-infectieuse est aussi augmentée par rapport à la réponse proallergique Th2. Ainsi, l’Agaricus Blazei Murill améliore l’équilibre asymétrique Th2 trouvé dans les cancers avancés, les infections mycobactériennes, les allergies et l’asthme.

De plus, il a un effet anti-inflammatoire général thérapeutique utile pour les maladies inflammatoires de l’intestin, et engendrant une nouvelle fois un effet bonus sur ses propriétés antitumorales et antiallergiques/antiasthmatiques décrites précédemment. Par conséquent, l’extrait du champignon (seul l’extrait a été utilisé pour les études) peut s’avérer prometteur en tant que prophylactique et en tant que traitement additif pour des maladies assez différentes et même certaines maladies graves.

Posologie et effets secondaires de l’Agaricus blazei

posologie agaricus blazei

Si vous optez pour une prise sous forme de gélules de poudre, la posologie recommandée est de minimum 2-3 gélules par jour (pour des gélules dosées à 500 mg de poudre de champignon) soit au moins 1 gramme de poudre.

Pour une consommation sous forme d’extrait aqueux (que nous conseillons car c’est celui utilisé dans les études), il est recommandé au minimum 400mg et jusqu’à 2000mg par jour.

Il n’y a aucune contre indication particulière mais comme souvent il est conseillé de demander l’avis de votre médecin, notamment si vous êtes sous traitement médicamenteux. Vous pourrez alors profiter de tous les bienfaits de l’Agaricus blazei sur l’organisme de manière optimale, grâce à une posologie et une durée de traitement adaptées à vos besoins.

Bien que l’Agaricus blazei ne présente que très peu d’effets secondaires, sa consommation n’est pas conseillée chez les femmes enceintes, allaitantes ou les jeunes enfants en tout cas sans l’avis de votre médecin.

Il ne présente pas d’effets secondaires indésirables et nuisibles, sauf dans de rares cas comme un surdosage ou une consommation trop longue. Il peut alors engendrer des troubles digestifs (diarrhée).

Au vu de ses propriétés exceptionnelles et de ses effets secondaires très peu nombreux, nous comprenons mieux pourquoi l’Agaricus blazei tient une place si importante dans la pharmacopée chinoise et japonaise, aux côtés de nombreux autres champignons médicinaux.

Où s’en procurer ?

Ce champignon est assez difficile à trouver, peu sont les vendeurs en proposant. Attention à ne pas le confondre avec l’Agaricus Bisporus.

En ligne il existe heureusement un spécialiste des champignons médicinaux existant depuis 2011 et d’une fiabilité exemplaire. Pour ne rien gâcher les produits sont certifiés bio ce qui est essentiel lorsqu’on souhaite consommer des champignons, vous trouverez le lien ci-dessous :

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Le Shiitaké

colonie de shiitaké

Histoire et origines du Shiitaké

Tirant son nom du Japonais « Shii », une espèce d’arbre proche du chêne, et de « také », signifiant simplement « champignon », le Shiitaké est un champignon vénéré non seulement pour sa rareté à l’état sauvage mais aussi pour ses nombreuses propriétés sur la santé, découvertes au fil des siècles.

Le Shiitaké appartient à la famille des Marasmiaceae et pousse au pied des chênes mais aussi des eucalyptus, des hêtre ou des châtaigniers. On le trouve le plus souvent dans les zones montagneuses, chaudes et humides de Chine, du Japon, d’Amérique du Nord ainsi qu’en Europe.

L’histoire et les origines du Shiitaké semblent remonter en 199 avant notre ère, lorsque l’empereur Chuai du Japon aurait reçu ce champignon en cadeau. Il aurait alors eu des effets positifs sur l’endurance physique, la vigueur sexuelle et la longévité de ceux qui en consommaient. Raison pour laquelle le Shiitaké porte encore aujourd’hui le surnom d’« Élixir de Vie », de « porteur de vie » ou encore de « champignon du samouraï ». Il fût ensuite diffusé dans le reste de l’Asie dès le 11ème siècle avant d’atteindre l’Occident.

La composition extraordinaire du Shiitaké fait de lui un des champignons médicinaux les plus reconnus dans le monde et l’un des plus célèbres de la médecine traditionnelle chinoise.

Apprécié en cuisine pour sa texture et sa saveur boisée, le Shiitaké est le deuxième champignon comestible le plus cultivé au monde, derrière le champignon de Paris, car il possède une saveur plus prononcée !

Même s’il est toujours possible d’en trouver à l’état sauvage, le Shiitaké fait aujourd’hui l’objet d’une culture intensive en Chine qui génère environ 80 % du marché mondial de la production (avant le Japon et les États-Unis).

Pour en savoir plus à ce sujet, voici une petite vidéo concernant le shiitaké :

Les prix pouvant varier de manière importante d’un producteur à l’autre, il est important de vérifier la qualité du Shiitaké que vous souhaitez acheter. Mais quelles sont les propriétés et les bienfaits que l’on reconnaît au Shiitaké ?

Propriétés et bienfaits

En étudiant sa teneur en vitamines, en minéraux, en antioxydants et en phytonutriments, le Shiitaké semble posséder une composition unique. Il peut ainsi couvrir une grande partie des besoins journaliers en vitamine A, en vitamine C, en glucides ou encore en cuivre : une portion de 70 g de Shiitaké peut couvrir près des 3/4 des besoins journaliers en cuivre[1].

Cet élément est suivi de près par la vitamine B5 ou acide pantothénique et le sélénium, un très puissant antioxydant qui intervient dans le métabolisme des radicaux libres. Le Shiitaké est aussi riche en riboflavine (protège les cellules), niacine (permet notamment la dégradation et l’utilisation des protéines, des lipides et des glucides), en zinc, en manganèse et en ergothionéine, un antioxydant qui inhibe le stress oxydatif.

Autant de composés puissants  qui interviennent dans différents domaines notamment pour réduire l’inflammation, les tumeurs, prévenir l’apparition des bactéries, des virus et… des champignons !

En 2012, il a été découvert que le lentinane, un puissant polysaccharide contenu dans le  Shiitaké, possède des propriétés anticancéreuses. Cette recherche a mis en évidence un développement plus lent des petites tumeurs, des cellules leucémiques et du VIH[2].

Une autre étude a également révélé que les spores (mycéliums) des champignons Shiitaké ont la capacité de protéger le foie, de réduire l’inflammation et même de prévenir l’apparition du cancer chez les patients atteints de maladies chroniques[3].

Enfin, le Shiitaké est capable d’exercer une activité antimicrobienne et même antifongique[4] grâce aux diverses molécules qu’il contient telles le lentinane, la lenthionine et l’acide oxalique.

Il est alors particulièrement recommandé pour prévenir les caries dentaires, les périodontites ou encore les rhumes sous forme de cure, avant l’hiver. Le Shiitaké est donc un champignon médicinal chinois qui soutiendra votre santé à tout point de vue et à tout moment de l’année.

Vous l’aurez compris, le Shiitaké est un champignon médicinal au potentiel formidable… Mais, pour profiter de ses bienfaits dans les meilleures conditions, il convient de respecter une certaine posologie et de connaître ses quelques effets secondaires.

Posologie et effets secondaires

Parce qu’elle peut provoquer des effets secondaires, la prise de Shiitaké par les femmes enceintes, allaitantes ou les jeunes enfants n’est pas conseillée. De la même façon, les personnes qui prennent des médicaments anticoagulants ou qui vont subir une intervention chirurgicale doivent éviter toute prise de Shiitaké car le champignon contient des composés qui contribuent à clarifier le sang. Par ailleurs, les effets du Shiitaké peuvent interagir avec ceux des médicaments ou des plantes anticholestérolémiants.

D’une manière plus générale, la consommation de Shiitaké par certaines personnes peut causer :

  • une réaction cutanée, des démangeaisons voire une dermite ;
  • des troubles gastro-intestinaux (diarrhées) ;
  • des saignements de nez, une sécheresse de la bouche, de la gorge ou du nez ;
  • de l’hyperéosinophilie, une augmentation anormale du nombre d’un type de globules blancs causée par une consommation de Shiitaké sur une trop longue période.

Comme pour tous les autres champignons médicinaux chinois, la prise de Shiitaké doit être suivie par votre médecin traitant. Les dosages recommandés varient de 4 à 12 g de champignon séché par jour en fonction du taux de concentration d’actifs du produit.

Le Shiitaké s’avère particulièrement efficace en cure de 2 à 3 mois. Ce champignon se rencontre le plus souvent sous forme de poudre, de gélules ou de comprimés dont la posologie recommandée dépendra du produit.

On recommande le plus souvent la prise de 1 gélule de Shiitaké en poudre, 3 fois par jour. Tout dépend des quantités contenues dans la gélule.

Où s’en procurer ?

Le shiitaké est un excellent champignon gouteux que vous trouverez frais dans tout magasin bio qui se respecte. Son prix est assez élevé, aux alentours des 18€ le kilo, mais je l’adore alors je ne compte pas. Mélangé aux fameux champignons de Paris, le met préparé sera assurément savoureux, en plus de vous procurer tous les bienfaits des champignons.

Si vous souhaitez le consommer en complément alimentaire ou séché sous forme de poudre, alors une seule adresse vous garantissant une qualité imbattable et certifié bio :

banniere shiitaké

[1]. Source : https://www.plantes-et-sante.fr/remedes/le-shiitake-empereur-des-champignons-medicinaux

[2]. Source : Gordon M, Bihari B, Goosby E, Gorter R, Greco M, Guralnik M, Mimura T, Rudinicki V, Wong R, Kaneko Y. A placebo-controlled trial of the immune modulator, lentinan, in HIV-positive patients: a phase I/II trial. J Med. 1998;29(5-6):305-30.

[3]. Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22790046

[4]. Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19161947

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Le Cordyceps

photo de cordyceps

Présentation du Cordyceps

Histoire et origine

Le Cordyceps, de son nom scientifique Cordyceps Sinensis, fait partie des champignons les plus appréciés et utilisés dans la médecine traditionnelle chinoise.

Appelé « Yarsa Gunbu » (« ver d’hiver ») au Tibet ou encore Dong Chong Xia Cao en chinois, le Cordyceps est en effet un remède populaire, utilisé depuis 3000 ans comme tonique pour la longévité et pour redonner de l’énergie à l’organisme.

tibet

Au Tibet, les Cordyceps étaient exclusivement réservés au dalaï-lama lui-même tandis qu’en Chine, seuls l’Empereur et ses courtisans pouvaient profiter de ses bienfaits.

La légende raconte que le Cordyceps a été découvert grâce aux yacks et chèvres élevés par les Tibétains. Les animaux étaient alors plus forts et plus vigoureux après avoir « brouté » des Cordyceps.

Plus tard, en 1976, le Cordyceps atteint l’Occident grâce à un athlète chinois sorti vainqueur dont la victoire serait en grande partie due à la consommation de ce champignon.

Le Cordyceps a dès lors acquis sa réputation de champignon tonique extraordinaire.

Description

Il s’agit d’un champignon parasite qui se développe dans le corps de certains insectes en hiver, généralement des chenilles, des fourmis ou des araignées qui auraient mangé son mycélium.

C’est au printemps que le Cordyceps commence sa croissance dans le corps de la chenille, jusqu’à tuer l’insecte. Une fois la chenille momifiée le champignon traverse son corps puis sort de terre par sa tête. Son nom reflète bien cette caractéristique puisque Cordyceps signifie « du coeur à la tête » en latin.

Une incroyable vidéo filmant le développement du Cordyceps dans le corps d’une fourmi :

Ce champignon n’a pas de chapeau, il ressemble donc à un doigt brun de quelques centimètres.

Bien que le mode de développement de ce champignon puisse paraître étonnant, il est largement apprécié par la médecine traditionnelle autant pour ses propriétés que pour sa rareté à l’état sauvage.

On compte aujourd’hui près de 150 espèces de Cordyceps, dont une dizaine possèdent des vertus thérapeutiques connues. Le plus réputé est le Cordyceps Sinensis, mais les spécialistes parviennent maintenant à cultiver le Cordyceps Militaris qui possède les mêmes vertus tout en bénéficiant de la certification Bio, impossible avec le Sinensis puisqu’il ne pousse pas en terre.

Sa culture

La culture et la récolte du Cordyceps provient en grande partie de Chine, du Tibet (pour le sauvage notamment) mais également du Népal, de la Thaïlande, du Japon ou encore de Corée.

cueillette cordyceps au Tibet

Le Cordyceps Sinensis sauvage pousse en Asie sur les hauts plateaux tibétains, à plus de 3800 mètres d’altitude.

Malheureusement, le champignon est de moins en moins présent à l’état sauvage et tend à se raréfier, expliquant son prix au gramme, plus cher que l’or !

Les plus recherchés sont les plus gros et les plus dorés, il doit être ferme démontrant sa fraicheur.

Des cultures sous serre ont alors été mises en place, sur un substrat de riz ou de soja, dont la récolte intervient avant maturité totale du champignon, entre avril et juin. Il est important de le récolter avant dispersion de ses spores soit environ 10 jours après être sorti de terre.

Propriétés et bienfaits du Cordyceps Sinensis

Son secret : la cordycépine et ses polysaccharides

Le Cordyceps contient de nombreuses substances actives expliquant ses nombreux bienfaits, les polysacharides bien sûr, mais plus spécifiquement la cordycépine. Cette molécule est proche de l’adénosine, substance sécrétée naturellement par les neurones et les cellules gliales.

Les chercheurs ont compris que la cordycépine agissait en utilisant les récepteurs de l’adénosine activant ainsi la production de testostérone et accélérant le métabolisme cellulaire.[0]

En médecine traditionnelle chinoise

En médecine traditionnelle chinoise, le Cordyceps Sinensis permet de rétablir la santé générale du corps : soutenir la convalescence des malades, stimuler le système immunitaire, améliorer les fonctions sexuelles, renforcer l’action des reins, du foie et des poumons,…

Il est donc particulièrement apprécié pour son large champ d’action. Ses utilisations traditionnelles étaient destinées à augmenter la capacité physique et mentale ainsi qu’à améliorer la vitalité et la longévité. On dit qu’il a le pouvoir de fortifier l’énergie vitale, le Qi, notion importante en médecine chinoise.

Les Cordyceps sinensis sont considérés comme des champignons dits « adaptogènes » puisqu’ils aident l’organisme à s’adapter à son environnement et aux situations de stress. Il provoque en effet des changements infimes sur nos capacités physiologiques et augmente l’efficacité du système immunitaire.

Aujourd’hui, la science a permis de révéler une multitude d’autres propriétés du Cordyceps.

Ce qu’en dit la science

science

Les nombreux bienfaits du Cordyceps sont dus à la composition exceptionnelle de ce dernier. Il contient en effet des minéraux (magnésium, fer, manganèse, zinc, potassium), des vitamines (E, K, B en grand nombre), des acides aminés, et surtout des polysaccharides uniques.

Tonique puissant

De nombreuses études ont ainsi mis en évidence la capacité du Cordyceps a offrir une meilleure résistance aux effets du stress. Raison pour laquelle il est très apprécié par les athlètes pour améliorer leurs performances physiques et leur gestion du stress pendant les compétitions.

Notre seuil de fatigue est alors repoussé, l’énergie, les performances physiques et mentales sont augmentées[1].

Une équipe italienne en 2014 est parvenue à prouver une meilleure résistance physique d’athlètes grâce à la prise de cordyceps (il y avait également du Reishi) contre placebo.

Sur la libido

Le Cordyceps est également un aphrodisiaque puissant puisqu’il stimule la circulation sanguine dans les organes génitaux, augmente la libido et les niveaux de testostérone.

Une étude internationale en double aveugle a réalisé un test sur 188 patients en 1998. Avec 3 grammes de champignon par jour ils ont réussi à améliorer la fonction érectile de 64% contre 23% sur le groupe placebo [3].

Une étude effectuée sur plus de 1000 hommes et femmes a ainsi démontré l’effet tonique de ce champignon sur les fonctions sexuelles déficientes[4].

Ce n’est pas pour rien que ce champignon est désormais surnommé le Viagra tibétain !

Stimulation du système immunitaire et antioxydant

Les composants du Cordyceps agissent en renforçant le système immunitaire, en augmentant les défenses et en protégeant l’organisme contre les maladies respiratoires (bronchite, asthme…)[2].

L’étude de 2008 sur les souris parue dans Experimental Biology and Medicine a montré la capacité du Cordyceps à booster la récupération des globules blancs.

En 2000 puis en 2001, des chercheurs japonais et chinois ont démontré l’efficacité anti-vieillissement et antioxydante du Cordyceps souche Cs-4. Les revues de parution étaient Phytotherapy Research et Phytomedicine.

Depuis lors, l’industrie cosmétique a inclus cet ingrédient dans certaines de leurs crèmes antiâge.

Sur les reins

Enfin, ses composés actifs améliorent les fonctions du rein et protègent contre les infections urinaires. La consommation de Cordyceps peut prévenir les dommages causés aux reins par la prise de médicaments et d’antibiotiques, sans en contrer ou en réduire les effets.

Cet effet a été démontré par une étude en 2004 en Australie. Sur 60 patients répartis en 2 groupes, le second avec extrait de Cordyceps a récupéré 89% de leur capacité rénale contre 45% avec le traitement conventionnel.

Posologie et effets secondaires du Cordyceps

Mode de consommation et posologie

Vous pouvez le consommer comme les chinois, qui l’aiment en infusion avec du thé ou en soupe, ou en l’incorporant à diverses recettes culinaires.

Si le Cordyceps possède de multiples bienfaits, il convient toutefois d’être vigilant sur la posologie et de connaître ses effets secondaires. Le plus souvent, on recommandera une prise de poudre de champignon d’environ 1 à 6 g de Cordyceps sinensis par jour.

L’idéal étant de choisir l’extrait du Cordyceps, en effet celui-ci est beaucoup plus concentré en polysaccharides et sera donc bien plus puissant. Dans ce cas, on préconise entre 500mg et 1,5 gramme.

Cependant, ce traitement doit être personnalisé par votre médecin, en fonction de votre situation, de votre santé et de vos besoins. Par exemple, si vous souhaitez simplement stimuler votre système immunitaire, un fonctionnement sous forme de cure de 3 mois est possible, juste avant ou pendant une activité sportive importante.

Pour les enfants, il conviendra d’adapter et de diminuer les doses de Cordyceps selon le poids de l’enfant.

De plus, évitez les interactions avec les médicaments tels que des anticoagulants ou des traitements contre le diabète. A défaut, consultez votre médecin ou naturopathe qui sera le mieux à même de vous conseiller.

Effets indésirables

Tout d’abord, la prise de Cordyceps n’est pas conseillée aux personnes diabétiques, souffrant de trouble hémorragique, aux femmes enceintes ou allaitantes.

Le Cordyceps Sinensis ne possède pas d’effets secondaires notables.

Il peut cependant apparaître chez certaines personnes des douleurs au ventre, des nausées, une sécheresse buccale, des éruptions cutanées ou encore une légère somnolence.

D’une manière largement majoritaire, le Cordyceps Sinensis est très bien toléré par l’organisme s’il est pris aux doses recommandées.

Où s’en procurer ?

Le Cordyceps sinensis est un champignon rare dans la nature, et absolument hors de prix. Il n’y a aucun intérêt à l’acheter « sauvage », il est maintenant cultivé et vendu sous forme d’extrait, de poudre ou de mycélium dont son efficacité est garanti par une extraction des polysaccharides.

Il faut privilégier les fabricants historiques, qui sont sur le marché depuis longtemps, et reconnu de ses pairs. A ce titre j’ai sélectionné Fungi Natura présent depuis 2011 et pionnier dans la vente des champignons médicinaux :


Références

[0] Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21512251/

[1]. Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20804368

[2]. Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17972591

[3]. Étude publiée dans The journal of alternative and complementary medicine

[4]. Source : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9764768

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Le Phellinus linteus

Histoire et origines

Le Phellinus linteus, également appelé « Mesima du sabot » ou « moisissure noire », est un autre champignon médicinal proche du Coriolus versicolor pour ses propriétés anti-cancéreuses.

En effet, les études scientifiques réalisées sur le Phellinus ont pu démontrer qu’il est un champion de la lutte contre le cancer ! Utilisé dans l’ancienne médecine asiatique pour fortifier le corps et prolonger la vie, ce champignon intéresse aujourd’hui l’Occident pour son action sur le ralentissement des cellules cancéreuses notamment dans le cadre d’un cancer de la prostate[2].

Mais les propriétés et bienfaits du Coriolus versicolor et du Phellinus linteus ne s’arrêtent pas là… Si le premier est aussi reconnu comme tonique pour renforcer le système immunitaire, le second semble également prometteur dans la lutte contre le diabète.

Propriétés et bienfaits

Non loin du Coriolus versicolor se trouve le Phellinus linteus dont l’activité anti-cancéreuse est proche. Dans la médecine traditionnelle coréenne, le champignon est consommé sous la forme de thé chaud. C’est aussi à la quantité importante de polysaccharides qu’il contient que le Phellinus linteus doit son efficacité contre la croissance du cancer.

Une étude réalisée par le Methodist Research Institute d’Indianapolis (États-Unis) a révélé que le Phellinus linteus peut prévenir l’apparition de différents types de cancer (notamment le cancer du sein et le cancer du poumon) et moduler la prolifération des cellules cancéreuses, l’apoptose (mort cellulaire) et l’activité de l’angiogenèse[5].

Enfin, toujours grâce aux polysaccharides et à leur action sur le système immunitaire, le Phellinus linteus est reconnu pour stopper développement du diabète auto-immun en régulant la réaction des cellules[6].

Afin que le  phellinus linteus soit pleinement efficace, sa consommation doit se faire avec une posologie et une durée de traitement adaptées. Vous éviterez ainsi de ressentir les possibles effets secondaires en cas de mauvais dosage.

Posologie et effets secondaires

Depuis la nouvelle réglementation européenne sur les plantes utilisées en tant que compléments alimentaires,  le Phellinus linteus figurent parmi les champignons médicinaux chinois interdits de libre commercialisation en Europe.

Leurs extraits ne sont donc pas en vente en Europe mais on peut les retrouver sous forme de compléments alimentaires en association avec d’autres champignons médicinaux. Le Phellinus linteus peut aussi se trouver assez facilement dans la nature.

Évitez la prise  de Phellinus linteus si vous êtes atteint d’une maladie auto-immune, en attente de greffe ou si vous avez subi une greffe d’organe. Si vous êtes dans un de ces cas, assurez-vous de consulter votre médecin avant de prendre du Coriolus versicolor ou du Phellinus linteus.

Enfin, bien qu’il n’y ai pas d’effet secondaire connu avec l’une de ces situations, la consommation  de Phellinus linteus n’est pas recommandée chez les femmes enceintes, allaitantes ou chez les jeunes enfants.

[2]. Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2360058/

[5]. Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3445909/

[6]. Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29271444

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